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Callelongue-Marseilleveyre-Col de Sormiou-Morgiou-Falaises de Luminy-Port -Pin-Cassis et retour Podestats- Callelongue
En novembre 2006, après une longue interruption, j’ai décidé de recommencer à marcher ailleurs qu’en milieu urbain. Une semaine en Vanoise sur un parcours pas trop ambitieux mais magnifique, m’a permis de renouer avec ce rapport au monde. Mais pour moi, la montagne se referme en hiver jusqu’à la fin du printemps. Je me suis souvenu que les Calanques de Marseille à Cassis offraient une alternative à ce que je cherchais : l’isolement, un contact continu sans échappatoire, avec la lumière, le vent, le froid et la chaleur, la terre et le ciel.
Je ne voulais pas grand-chose d’autre qu’oublier un peu la complexité des rapports sociaux, le rabâchage désespérant des inégalités humaines, les représentations anxiogènes du monde, et l’impression d’étiolement physique que me laisse finalement le « confort » de la vie urbaine.
Modestement il me suffisait de tenter de renouer avec l’évidence des sensations les plus simples, les plus élémentaires. J’ai choisi les nuits à la belle étoile et sac sur le dos, de monter, descendre dans les pierriers, de marcher non pour aller de là à là, mais juste pour sentir mon corps et les éléments autour. Je voulais baigner dans la lumière et le vent autant que dans la mer, dormir en écoutant les bruits et en scrutant le ciel. Je voulais non pas me retrouver, mais plutôt me perdre, fusse sur des sentiers balisés ; non pas méditer ou réfléchir ni chercher à voir ou à comprendre, plutôt faire taire l’agitation intérieure et ne plus sentir que mes épaules, mes pieds, la fatigue et le soleil et la pluie…
Le poids du sac allège la tête.
C’est ma grande aventure !
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A la fin des années 80 c’est avec “la vie à distance”, des images de l’expérience quotidienne, que se met en place ses recherches autour d’une préoccupation centrale: les relations que l’homme entretien avec l’espace. C’est dans ce contexte qu’il élargit son travail à la nuit.
Plusieurs “territoires” apparaissent de façon privilégiée dans ses images, dont le littoral et la ville. Il a réalisé de nombreuses missions autour de ces problématiques (Ministère de l’Equipement, Conservatoire du Littoral, Encontros de Fotografia de Coïmbra...).
Son travail est régulièrement exposé aussi bien en France qu’à l’étranger (Suisse, Angleterre, Allemagne, Portugal, Bulgarie, Pologne, Espagne, Brésil ...).
Il figure dans de nombreuses collections publiques et privées (dont: F.R.A.C. de Basse-Normandie, Artothèques de Caen, Angers, Nantes, Lyon, Grenoble... Musées de Trouville, Granville, Le Touquet... Centro de Artes Visuais, Coïmbra, Centre Portugais de la photographie, Porto, Portugal, Centre de la photographie, Genève, Suisse, Bibliothèque Nationale, Paris, France ...).
Son projet “Après Babel”, initié en 1998 évoluant au fil des productions, propose une ville fictive, fruit de la “réunion” d’images non légendées prises dans une quinzaine de villes européennes.
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